Rock around the buzz...

Le temps est un ami toujours présent mais qui ne fait que passer.
"Propos sensés ou illusions d’optique ?"
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mardi 6 décembre 2011

Sulfourous factory: beware of silence...

Acidités corrosives, chloroforme éthéré, aridité sensitive, dérision sous-entendue, ratures intelligibles, froissements érotiques, égotisme centralisé, rébellions désabusées, pudeur effeuillée, trompe-la-mort d'inspirations, rêves pragmatiques, promesses d'actes manqués, silences tenus en laisse, amours de soie qui s'aime, carnaval endiablé, batucadas enfouies, transhumance immobile,... nécessité d'une autre respiration, d'un autre éclairage.
Dernières lignes du voyage, dernière station épistolaire, derniers mots postés en évidence, passage d'un gué au-delà des ponts, dernier soupir d'une terre prolixe en migration, dernier brin de révoltes dans l'indifférence, dernier grain de folie lancé dans un courant qui me donne la sensation étouffante de manquer d'air...
Listen to the burning silence where the ashes of deaf words are floating. Beware of opened minds...
This is my last shot here.

Note : la censure existe. Je viens de la rencontrer... Je n'ai pas voulu coucher avec.

lundi, 5 décembre 2011

mardi 28 juin 2011

Tombé dans les panneaux #2...


J’adore les panneaux indicateurs, j’abhorre les panneaux "interdigènes"… Il y a longtemps, déjà, j’ai commencé une collection de textes courts sur ce que m’inspirait la lecture de certains panneaux ou pancartes. En fonction de mon état d’esprit du moment, ça a donné ça…
Vécu ou imaginaire ?... Je réponds : mixtion des deux.
Attention aux trains : pour votre sécurité, éloignez-vous de la bordure du quai...
Ceci est d'autant plus vrai si le train en cache un autre.
Parce que si le premier train en cache un autre, c'est que soit celui qui se cache n'a pas la conscience tranquille, soit, tous les deux, ils te préparent un mauvais coup.
Maintenant, imagine que le deuxième train souffre tout simplement d'une timidité maladive.
Avoue que c'est embêtant quand tu sais que son job consiste à accueillir des "voyageurs" qu'il est sensé emmener vers une villégiature proche du nirvana...
Prudent, je me suis éloigné de la bordure du quai...
 (quelque part entre Paris et La Rochelle, le 25  mai 2011)

En raison des travaux sur les voies la circulation des trains est modifiée...
... et qu'il y ait des travaux sur les voies c'est salutaire.
Les "ouvriers" s'agitent sur les voies dans un va et vient fréténique. Jour et nuit, ils s'affairent chacun son tour sur sa voie de prédilection. Des groupes se sont formés, en équipe, ils se relaient pour s'occuper de toutes les voies. Par ici un coup de clé de 20, par là un coup de pelle, ici un râteau, là-bas une brouette,... un serre-joints…
De temps en temps, il arrive que, du fait des modifications de la circulation des trains, leurs mouvements soient, eux aussi, alternés pour ne pas provoquer un afflux d'excitation en gare terminus... Ce qui aurait pour effet l'insatisfaction des usagers. Toujours le mener à bon port, l'usagé. Jamais le laisser en rade, à mi-chemin de son voyage.
Un vrai chantier tout ça, organisé comme une PME*, autour du chef de gare qui, comme chacun sait, n'est pas cocu… puisqu'il l’ignore. :•)
Tout ce petit monde s'affaire à qui mieux pour la boutique propriétaire des voies... Et tout le monde est content puisque tout le monde y trouve son compte en nature pour les uns ou payé en liquide pour les autres...
*Petite Mais Efficace... (septembre 2007)

Ce jardin est votre propriété, respectez-le...
Tu as lu ?... C'est ce que j'ai cru. Alors, je l'ai respecté. Bon d'accord, j'y ai semé quelques graines. Il en est poussé quelques fleurs mais point de coquelicots.
Au lieu de ça, des chardons, du liseron envahissant et un bourdon assourdissant...
Que veux-tu ?... Ne s'arme pas jardinier de la main verte qui veut...
(octobre 2006, Paris)

Tombé dans les panneaux #1...


Il est des moments dans la vie au cours desquels l’évidence te cogne l’esprit pour te rendre incontestable le fait qu'il est inutile d'user de violence.
Je vais essayer de te le démontrer par des exemples concrets quoiqu'un peu tirés par mes cheveux, blancs, j'en conviens...

Devant une pancarte "interdit de nourrir les animaux", as-tu, déjà, remarqué que l'animal en question, te voyant arriver, s'approche pour se mettre à ta portée, la démarche et le "verbe" mielleux, pour te soutirer les graines que tu as à lui donner et, une fois son repas terminé, s'en va en marmonnant des gloussements inintelligibles, sans même un merci ?...

Qui ne s'est jamais engouffré à contresens dans une rue, faisant fi du panneau "sens interdit", accélérateur à fond, quand tout à coup retentit le coup de sifflet persiflant des agents verbalisateurs... Et ils s'en donnent à cœur joie. Tant pis pour toi, tu n'avais qu'à ouvrir les "yeux"... pour éviter de courir à tombeau ouvert vers ta perte...

Qui, d'entre nous, ne s'est un jour retrouvé passablement coincé sur un passage à niveau (de la vie ?) sans possibilité de voir la pancarte avertissant "un train peut en cacher un autre"... et, là, se prendre en pleine poire, comme une évidence, le train caché par l'autre,...

C'est encore par le train que tu découvres que "è pericoloso spogiersi" quand, sortant la tête par la fenêtre pour humer l’air frais, tu te retrouves tout ébouriffé par une rafale de vent nauséeux chargé de relents de "carburant" mal cramés...

Tout le monde a déjà eu l'occasion de voir l'avis disant "Ne tirer la poignée qu'en cas de danger"... C'est facile à dire. Tu pressens bien le "danger" mais tu mets toujours trop de temps à dégager le petit marteau pour briser la glace... Et quand la glace se brise, c'est pour t'éclater à la figure...

Jusqu'à un passé récent, j'avais pour habitude de ne jamais fermer ma porte pour laisser entrer le bon vent frais des amis, sans jamais prêter attention à la pancarte "porte fermée, chaleur (humaine) conservée...
Depuis peu, je ferme à double tour ; les amis, les vrais, sauront prendre le temps de sonner...
Porte fermée, fraîcheur conservée.

Tout ça t'est déjà arrivé ?!... Tu vois, je n'invente rien...


dimanche, 15 mai 2011
mardi, 3 mai 2011